L'expérience Shasta (partie 1)



J'étais bien loin de m'imaginer ce que j'allais vivre cette fin de semaine-là. Je vivais un creux de vague, comme on dit, un moment plutôt difficile, déprimée depuis quelques semaines. Aller au Mont Shasta était même pas prévu cette fin de semaine-là! Lors de deux des lectures d'âme faites pendant la semaine, j'ai reçu des messages me disant que je devais partir pour Mont Shasta, mais tout de suite LÀ, LÀ. J'ai pas écouté le premier. Mais j'ai écouté le deuxième. J'ai mis la clé dans le contact et j'ai roulé... environ 4km! Un mal de tête intense accompagné d'un mal de coeur a fait en sorte que je suis restée où j'étais pour la nuit. J'ai décidé de partir le lendemain matin.


Alors je suis partie le dimanche matin. J'avais environ 7h de route à faire pour me rendre. J'ai l'habitude de prendre ça relax quand je fais des longues distances comme ça. Je m'arrête pour manger, me dégourdir, pour les toilettes... J'avais un atelier à préparer en plus. Je me disais que je m'arrêterais en chemin, ferais mon appel et continuerais la route par la suite. Mais tout le long de la route, une voix dans ma tête me disait que j'étais déjà prête et que je devais tout simplement me rendre à Shasta. Je me suis arrêtée une seule fois à une halte routière, quelques petites minutes et j'ai poursuivi ma route jusqu'au parc que j'avais mis comme destination dans le GPS. Je suis arrivée tout juste pour mon atelier. Le temps de prendre mon tambour et m'installer à une table et je serais prête!


En sortant du char pour aller m'installer, j'ai entendu le plus beau signe de l'Univers: le son des tambours. WOW! J'ai fait mon appel et je me suis jointe au groupe de drummers par la suite. Sous le gazebo, toutes sortes de musiciens jouaient et quelques personnes dansaient au milieu. Une d'elles a attiré mon attention. Une femme magnifique, bien en chair. Sa façon de danser exprimait une souffrance, une peine qu'elle libérait par ses mouvements sensuels et féminins. Ça m'a profondément émue. Je ne pouvais pas m'empêcher de la regarder. C'était un autre signe que l'Univers m'envoyait. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais j'associe beaucoup l'énergie du serpent à la danse, à la féminité, à la sensualité, à la passion et à l'expression de cette partie de soi, qui sont pour moi des choses difficile à incarner.


J'ai fermé mes yeux, je me suis laissée emporter par le rythme régulier des tambours et j'ai vu le serpent. Je l'ai accueilli. À peine quelques secondes plus tard, l'homme à ma gauche s'est mis à jouer d'un rattle, qui, comme son nom l'indique, imite le son du rattlesnake, le serpent à sonnettes. Surprise, j'ai ouvert mes yeux. Et devant moi, quelqu'un s'était installé pour jouer de sa flûte, en peau de serpent! Je n'en revenais pas. Hasard? Pas si certaine!


Quand le soleil s'est caché derrière les montagnes, la troupe s'est préparée à partir. Je ne voulais pas manquer l'occasion de dire à la femme qui dansait ce que j'avais perçu et comment elle avait permis à une partie de moi de guérir cette soirée-là. Je l'ai vue à sa voiture. Je me suis approchée d'elle et je lui ai dit que son énergie m'avait émue et avait guéri une partie de mon âme. On a toutes les deux éclaté en sanglots et on s'est tenues dans nos bras, coeur à coeur, pendant quelques minutes. Elle semblait vivre dans sa voiture, tout comme moi. Quand je lui ai posé la question, j'ai compris que ça faisait un bon moment qu'elle était dans la même situation que moi et c'est alors qu'elle m'a invité à aller squatter sur la montagne avec eux. Elle a droppé une pin sur mon GPS et je me suis mise en direction de la montagne.


Wow! Pendant que je roulais, j'avais les larmes qui coulaient rien qu'à penser à ce que je venais de vivre. Les messages le long de la route, les tambours, le serpent, et l'invitation. Avec les dernières semaines que je venais de passer, ça signifiait tellement! J'ai pu observer le coucher du soleil de la montagne cette soirée-là. C'était si magique. Un ciel couvert de quelques nuages qui donnent l'impression que le ciel est en train de brûler... J'ai l'habitude de prendre des photos partout où je vais. Cette fois, pas de photo. Tout est dans mon coeur.


La trail où tout le monde se réunissait était quelque peu périlleuse pour ma petite Hyundai, haha! J'ai fini par me rendre au bout et je me suis stationné sous un grand arbre. Je me demandais bien comment j'allais pouvoir m'intégrer au groupe, moi, l'introvertie, incapable de répondre fluidement lorsqu'on me pose une question aussi simple que ''What's your name?'' J'ai pensé à fuir, sérieusement. Ou à passer la soirée dans mon char, heureuse d'avoir un spot safe pour la nuit.


Mais une voix m'a poussé à faire quelque chose de magique...



Je poursuis mon récit la semaine prochaine. Assure-toi de t'inscrire à mon infolettre pour recevoir une alerte! En attendant, tu peux écouter ma playlist à saveur de Shasta en cliquant ici.

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